Notre dernier voyage à Wokingham chez nos correspondants anglais, dans le cadre de nos échanges amicaux, a eu lieu durant le week-end du 26 au 29 septembre 2008. En voici un petit aperçu présenté par nos adhérents :
Cette année, comme en 2006, et afin d'avoir plus de temps pour
profiter des visites que nous effectuons lors de nos trajets (à l'aller comme au
retour), nous avons choisi de faire la traversée par le shuttle. Toutefois suite à un incident récent, nous avons subi quelques retards.
ROYAL TUNBRIDGE WELLS
Dès le vendredi après midi, après le passage sous la Manche, nous avons visité cette charmante petite ville où régnait l'élégance.
Cette petite ville au cœur du Kent, a été découverte en 1606 par Lord Dudley North qui, après avoir bu l’eau fraîche et riche en fer de la source Chalybeate, se sentit rajeuni et informa aussitôt ses amis de l’aristocratie en déclarant que cette source était bénéfique à la santé.
Les Pantiles sont une célèbre promenade à colonnades, autrefois le point de rencontre des nobles en visite. Celle-ci se trouve au centre de la partie historique de la ville et regorge d’antiquaires, de galeries d’art, et autres petites boutiques vendant toutes sortes de choses allant des jouets ou des ustensiles de cuisine à des boutiques de haute couture et bijouteries. L’origine des Pantiles vient de "tiles" ou tuiles et de "Pan" ou "P + An" de la Princesse puis reine ANNE d’Angleterre en 1698. En effet, son fils le duc de Gloucester, étant tombé sur le sol glissant, la Princesse ANNE donna 100 £ pour paver ce chemin de petites tuiles nommées depuis "Pantiles".
L'accueil de W.T.T.A. à Wokingham
C'est en fin d'après-midi, que nous sommes accueillis chaleureusement par le Maire de WOKINGHAM, Brian WILLIS avec son collier d'apparat, et le Président de W.T.T.A. Brian DAVIS, entourant notre Présidente Ewa Hospod assistée de Françoise JARRY, vice présidente.
Après leurs discours plein d'humour, suivi du pot d'accueil, nous nous sommes séparés pour aller dîner et nous reposer chez nos hôtes, car nous avons un week-end bien chargé.
Et voici notre journée du samedi parfaitement organisée par le Ckub anglais :
Le château de WADDESDON
Après avoir pris un thé qui nous est offert, Mado vous accompagne pour la visite de ce merveilleux château :
A l’entrée du parc, nous apercevons un pavillon de
charme entouré d’un étang : ‘the Dairy’ (la Laiterie) qui peut être
loué pour des fêtes …
En approchant, le château se découvre peu à peu
dans un halo de brouillard.
C’est une immense bâtisse mariant plusieurs styles
français. Le château fut construit de 1874 à 1889 par le Baron Ferdinand de Rothschild
pour y abriter sa superbe collection d’art et pour y recevoir la société à la
mode. En 1957, le château fut légué au National Trust qui en ouvrira les portes
au public. 45 pièces sont ouvertes à la visite rassemblant des meubles français
de la plus haute qualité, des objets d’arts décoratifs du 18ème
siècle, et de magnifiques tableaux : portraits anglais et œuvres des
anciens maîtres flamands et hollandais.
On remarque en particulier un superbe éléphant en
bronze doré et émail qui supporte une chaise à porteur. Cet ensemble est un
automate musical de l’horloger anglais James Cox
La visite des appartements laisse pantois. C’est
une profusion de richesses : meubles, tentures, miroirs, objets précieux, candélabres,
pendules massives ou finement ciselées, vases chinois, biscuits, porcelaines de
Meissen, tableaux, laques, tables et bureaux en marqueterie de pierres, de
nacre ou de bois exotiques. Les salons sont éclairés de lustres vénitiens.
Dans une salle un immense un tableau représente une
sorte d’arbre de Jessé évoquant les origines de la famille de Rothschild,
avec les fondateurs juifs de la famille, originaires du ghetto de Francfort. Les
branches de l’arbre portent des médaillons de porcelaine représentant les
nombreuses résidences (42) de la famille en Europe (Angleterre, France,
Allemagne, Italie, Autriche…)
Aux étages, des appartements plus
« modestes ». On y trouve entre mille autres choses de superbes services
de porcelaine de Sèvres dont il ne manque que quelques pièces. Chaque
famille Rothschild possédait au moins un service de table. Au 19ème
siècle, il était fréquent d’offrir un service lors de relations diplomatiques.
Trois services sont exposés à Waddesdon, dans les
« Sèvres Rooms ».
Un des
services acheté par un comte russe présente un décor d’oiseaux. Au début le
dessin en était pure fantaisie mais plus tard des gravures ornithologiques
publiées entre 1743 et 1766 servirent de modèle.
Les gravures
furent introduites à Sèvres en 1765 lorsque le duc de Richmond commanda un
grand service à dessert avec les oiseaux de George Edwards.
Un service de
235 pièces fut commandé à Sèvres par Marie-Antoinette en 1781. La reine en
avait choisi elle-même le décor floral agrémenté de guirlandes.
Une rotonde dénommée « Sleeping
Beauty in Drawing Room », est décorée de plusieurs panneaux de
tapisserie représentant la Belle au Bois Dormant. La particularité en est que les visages, et même les animaux
qui y figurent, sont ceux de la famille de Rothschild.
Dans le corridor 6 grandes tapisseries ‘écran’ de la Savonnerie représentent
des scènes de chasses, des oiseaux, des chiens et divers animaux. Ces
tapisseries ont été réalisées d’après des cartons de F. Desportes qui prenait
pour modèles les animaux de la ménagerie de Versailles.
Dans un boudoir un lustre attire le regard par son
originalité : il est composé d’assiettes cassées et de couverts en argent
assemblés savamment …
Alice, la
sœur du baron hérita de ce trésor qu’est Waddesdon. Collectionneuse et
châtelaine d’un lieu unique, elle eut à cœur de le préserver du temps.
Les appartements d’Alice
(1847-1922) sont plus discrets. C’est elle qui a créé les jardins qui étaient
sa passion. : Elle a laissé son empreinte au château.
Bien qu’employant plus de 100
jardiniers pour s’occuper des 50000 plants de végétaux, Alice surveillait les
pelouses, la pelle à la min, pour en ôter la moindre ‘mauvaise herbe’.
Le parc
de Waddesdon, de style victorien, un des plus beaux jardins de
Grande-Bretagne, est réputé pour ses parterres, ses compositions florales
saisonnières, ses promenades et points de vue ombragés, ses fontaines et ses
statues, ses massifs en trois dimensions comme le bel oiseau de buis près de la
volière exotique. La volière est peuplée d’oiseaux chatoyants, tels ceux que
collectionnait le Baron Ferdinand.
Nota : Les photos d'intérieurs du château, sont publiées ici avec l'autorisation d'une responsable rencontrée lors de la visite. Pour en savoir plus : www.waddesdon.org.uk
La soirée en commun pour nos 20 ans
Nous avons fini notre journée tous ensemble, autour d'un repas suivi d'un gâteau rappelant nos 20 ans de jumelage et d'amitié, arrosé avec un excellent champagne que nous avions apporté de France, et qui fut bien apprécié par nos amis Anglais.
C'est alors que Brian DAVIS, Président du Club W.T.T.A. nous a offert ce tableau sur Wokingham pour fêter nos 20 ans de jumelage.
La soirée se termina fort tard, avec des danses endiablées et dans la joie partagée.
Une journée libre en famille à PORTMOUTH
Ce dimanche, il nous fallut près de
2 heures par des routes sinuant dans le bocage, pour atteindre enfin à
Portsmouth, le plus important port militaire britannique.
Sur l'immense plage, les amateurs
de bronzette sont déjà installés pour profiter des derniers rayons du soleil. Un
va et vient incessant de tankers, porte-containers et ferries sillonne le
lointain. Les navettes pour l'île de Wight animent la rade. Les hovercrafts
rugissent.
La baie cernée de forts
militaires (dont l'un est à vendre) donne tout de suite le ton et l'ambiance de
la cité. Puis nous approchons de la rade gardée via Southsea Castle, château-fort
bâti par Henry VIII pour contrer les attaques de la France et de l'Espagne. Cependant
en 400 ans d'existence, ce bastion conçu pour la défense n'a jamais reçu le
moindre coup de canon, même au cours de la Guerre Civile.
Vers
1960 il fut transformé en musée…
La promenade de bord de mer est
jalonnée de plusieurs stèles commémorant les naufrages ou les victoires comme
celle de Trafalgar. Une immense colonne coiffée d'un globe recense les
noms des marins disparus en mer sans sépulture lors des 2 grandes guerres.
Les espaces verts bordant la
promenade sont ornés de charmants kiosques surmontés de curieuses
armoiries : une étoile à 8 branches enserrée dans un croissant. Ces armes
auraient été créées en souvenir de la croisade faite en Terre Sainte par
Richard 1er.
Les lampadaires sont frappés de
ces mêmes armoiries de même que les plaques des rues, les bus et trams, et
jusqu’aux coiffures des policiers et les boutons de leurs uniformes …
Au loin la silhouette du "spinnaker"
se dresse telle une voile blanche parmi la forêt de mâts du vieux port. Cette
tour haute de 170 m abrite bars et restaurant panoramique.
Puis après le traditionnel roastbeef
du dimanche pris à la terrasse d'un pub, Alan nous entraîne au cœur du vieux
port. Ici on ne parle pas de pêche, mais de guerre.
Aperçu de la l’église anglicane St-Thomas
of Canterbury dont le clocher arbore un voilier doré miroitant au soleil. Elle
fut élevée au rang de Cathédrale en 1927. (Il existe également une seconde
cathédrale de culte évangéliste).
GUNWHARF QUAYS
Des tours fortifiées défendaient l’ancien
port militaire et l'on peut parcourir l’ancien chemin de ronde en suivant les
chaînes de Millenium Promenade gravées dans le sol, reliant l’ancienne
cité restaurée au reste de la ville. Tout autour de Gunwharf Quays, quantité de
pubs et bars à bières restaurés évoquent la vie grouillante des marins d’autrefois
lors des escales. Des panneaux explicatifs retracent l’historique de ces
tavernes au fil des temps. Une stèle commémore l’endroit d’où partit en 1787 la
flotte de colonisateurs qui devaient donner naissance à une nouvelle
nation : l’Australie.
SPICE ISLAND
C'est un lieu
de rencontre populaire. A sa pointe, « The Point » devient à partir
de l’an 2000 l’endroit du « renouveau du port de Portsmouth »
regroupant les événements maritimes du port.
Le pub « Still and
West » est le plus célèbre : l’endroit était fréquenté par les
infâmes "Press Gangs" qui enrôlaient presque
de force les jeunes hommes dans la
Navy.
Dans le pub «Tavern Bridge», un
tableau caricature l’atmosphère locale de « Portsmouth Point » à
cette époque. Les pubs restaurés « Wellington » et « Spice
Island Inn » ont un look bien accueillant.
PORTSMOUTH : HISTORIC
DOCKYARD
L'immense espace portuaire est aménagé
en musées de la marine retraçant l'épopée maritime de la fière Albion :
costumes, maquettes, armes, vidéos … Il faudrait plus d'une journée pour en
faire le tour. Ici une maquette évoque la découverte d'une route maritime à travers
les glaces du pôle nord, là des figurines en porcelaines évoquent la mort de
Lord Nelson… Le musée des Royal Marines retrace les histoires incroyables de
l’infanterie de 1664 à nos jours.
Le clou de la visite est la visite
du « HMS Victory », rutilant dans son bassin. Le
gaillard d'arrière est flambant neuf. Ce voilier, dont environ 15 % des pièces de bois d'origine subsistent, est une fidèle reconstitution
du navire rendu célèbre à la bataille de Trafalgar en 1805. Au cours de la
visite, ce qui surprend c’est l’ancrage dans la coque des énormes mâts
supportant la voilure et les enchevêtrements de haubans.
Nous l’explorerons de fond en
comble (ou plutôt du pont aux cales) :
La grande
cabine était le domaine de Lord Nelson.
Le gaillard
d’avant servait aussi d’espace de détente.
C’est du gaillard
arrière, que Nelson dirigeait la bataille lorsqu’il fut touché par un tireur
d’élite du « Redoutable ». Sur le pont une plaque de cuivre rappelle
l'endroit où l'amiral Nelson fut blessé à mort. Son corps fut conservé dans un
tonneau d'eau de vie afin d'être rapatrié à Londres pour des funérailles
nationales en la cathédrale de Saint-Paul où il fut inhumé dans la crypte.
De niveau en niveau nous découvrons :
La batterie
supérieure qui servait aussi de lieu de châtiment. A l’avant se trouvait
une infirmerie.
La batterie
inférieure, au parquet en chêne servait aussi d’hébergement aux marins
(hamacs amovibles) et tables pour les repas
La batterie
moyenne abritait la ‘coquerie’ où se préparait la cuisine pour tout
l’équipage (820 hommes à Trafalgar). Des animaux vivants et une écloserie à
poussins étaient du voyage pour l’alimentation des marins.
La grande
soute est divisée en 3 salles séparées : la soute aux poudres, la
soute à cartouches, la salle des feux.
La cale est
la plus grande salle pour l’entreposage de vivres et barriques. Son fond est recouvert
de lest et 210 T de gueuses confortent le lest .
On y trouve aussi les caissons à
boulets.
Le faux pont
situé sous la ligne de flottaison comprend la salle à voiles et les arrimages
de câble ; ainsi que les magasins du canonnier, du menuisier et autres
artisans ; les locaux du médecin, du commissaire, de l’agent aux vivres ;
l’infirmerie et la salle d’opération durant les batailles. … C’était le pont habitable le plus bas et à
l’abri des tirs ennemis.
Outre ce magnifique témoignage du
passé nous pourrions aussi visiter le « HMS Warrior 1860 » qui
est le premier navire de guerre métallique fonctionnant tant à voile qu’à
vapeur et le « Mary Rose » d’Henry VIII qui présente divers
objets relatifs à l’époque Tudor.
Mais il est tard et nous prenons le
chemin du retour, ravis d’avoir pu admirer tant de merveilles. Merci Alan.
Le concert
Dimanche soir une surprise nous attend, certains d'entre nous sont invités par leurs hôtes à un concert organisé par le Maire de Wokingham et dont les bénéfices seront reversés à une œuvre caritative.
Nous sommes sceptiques, on nous annonce un concert donné par la fanfare "Saint Sebastian"….
En bon français que nous sommes, nous imaginons la fanfare locale qui déambule le jour de la fête au village avec les majorettes derrière…!!!!
Et bien non, quelle ne fût pas notre surprise de voir apparaître un superbe orchestre de cuivres, une harmonie au grand complet d'une trentaine de musiciens en tenue d'apparat qui nous a délecté de morceaux variés, choisis dans un panel allant du classique au jazz en passant par des musiques de film ou de variétés et…, cerise sur le gâteau, en notre honneur : " la Marseillaise" pour conclure cette soirée.
C'est à regret que nous avons quitté la salle tant il était agréable de les écouter jouer …
Merci le "Saint Sebastian Wokingham band", ce fut un vrai régal.
EWANNIE
Cliquez sur "Play" pour lancer la vidéo de :
"Saint Sebastian Wokingham Band"
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ELTHAM PALACE
Dans la matinée du lundi, sur le chemin du retour, nous faisons un arrêt à ce château, situé dans le "Grand Londres". Des jardins, nous apercevons les bâtiments
bordant la Tamise comme le « suppositoire » près de la Tour de Londres …
Entouré de douves où coule la rivière, ce château à
l'extérieur médiéval surprend par ses intérieurs modernes.
Il fut construit en 1305
sous le roi Edouard II. Le grand Hall fut ajouté à l’époque de Edward IV en
1470 et servit de chapelle. Le palais fut utilisé comme résidence d’été par d’Henri
VIII. Ensuite, après la guerre civile,
il fut reconverti en ferme pendant 200 ans.
Dans les
années 1930 d’importants aménagements furent réalisés. Le palais fut reconstruit
par une riche famille
d’industriels et mécènes, et devint un chef d’œuvre du
design du 20ème siècle, mélange d’Art Déco et de style paquebot de
croisière de luxe.
Les nouveaux
propriétaires Stephen et Virginia Courtauld’s contribuèrent à la
restauration et à l’amélioration de ce domaine en faisant installer le
chauffage central et bien d'autres systèmes modernes.
Un animal fétiche, un maki, habita cette
maison. Depuis les cuisines, une échelle de bambou passant par une trémie lui permettait de grimper à l’étage dans sa cage pour voir ses maîtres. Ce petit lémurien les suivait dans leurs voyages à travers le monde entier et il avait tout le
confort nécessaire.
La promenade
dans les jardins de Eltham Palace, installés dans les douves nous fait
découvrir plusieurs scènes paysagères. : la roseraie, le jardin de
rocaille, le pont gothique… La pelouse sud présente des restes des anciens
tunnels utilisés autrefois.
Au-delà de la passerelle menant vers la campagne, un adorable
chat persan est venu nous faire ses grâces.
Comme vous pouvez le constater, nos voyages à WOKINGHAM, tous les deux ans, sont bien remplis, dans une excellente ambiance, et je dirai même plus, "ils sont inoubliables". Venez vous joindre à nous.
Reportez-vous au "Principe du jumelage" , pour en savoir plus sur nos rencontres.